Mahrez et Al-Ahli : Chronique d'un départ annoncé
une efficacité en chute libre
Les jours de Riyad Mahrez sous le maillot d'Al-Ahli semblent comptés. Entre une chute vertigineuse de ses statistiques, une condition physique contestée et des tensions désormais publiques avec son entraîneur Matthias Jaissle, l'idole algérienne n'est plus l'intouchable qu'elle était à Jeddah.
L'influence de Mahrez sur le jeu de l'Ahli s'est considérablement érodée. Avec seulement 3 buts inscrits lors de ses 16 derniers matchs, l'ailier droit traverse une crise de réalisme qui inquiète. La presse locale pointe du doigt un déclin physique et tactique, bien loin du niveau affiché lors de sa première saison en Arabie saoudite.
Les chiffres sont implacables : Matthias Jaissle a sorti Mahrez du terrain 22 fois sur 35 matchs cette saison. L'Algérien est devenu systématiquement le premier choix du coach allemand lorsqu'il s'agit d'ajuster son attaque. Pire encore, Mahrez n'a pas terminé une seule des neuf dernières rencontres de championnat. Pour retrouver trace d'un match complet de sa part, il faut remonter au 24 janvier dernier contre Neom.
La rupture est consommée
Le divorce technique semble s'accompagner d'une rupture humaine. Lors du dernier match contre Damac (victoire 3-0), Mahrez a laissé éclater sa frustration au grand jour. Remplacé dès la 70ème minute, il a manifesté ostensiblement son mécontentement face à son entraîneur, une scène de tension inhabituelle pour le capitaine des Fennecs. À bientôt 36 ans et avec un salaire annuel astronomique de 55 millions d'euros — l'un des plus élevés de la Saudi Pro League — Mahrez pèse lourd sur les finances du club. Alors que son contrat court jusqu'en 2027, la direction d'Al-Ahli pourrait être tentée de le vendre dès cet été pour récupérer une partie de son investissement (35 millions d'euros versés à Manchester City en 2023) et miser sur un profil plus jeune et moins onéreux.
