la défense marseillaise inquiète toujours autant
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Dans un contexte plus que mouvementé, l’Olympique de Marseille s’est offert le scalp de l’Olympique Lyonnais lors de la 24e journée de Ligue 1. Cueilli à froid en début de rencontre et encore plombé par une défense bien trop friable, le club marseillais a finalement trouvé les ressources nécessaires pour l’emporter (3-2). Un résultat positif qui ne doit pas faire oublier les trop nombreuses largesses défensives phocéennes.
L’OM peut souffler. Tombeurs de l’Olympique Lyonnais (3-2) grâce à un doublé de l’infatigable Pierre-Emerick Aubameyang et l’entrée déterminante d’Igor Paixão, les hommes d’Habib Beye ont réalisé une belle opération comptable. Revenu à deux petites longueurs de sa victime du soir, le club phocéen a ainsi mis fin à une spirale négative et va donc pouvoir préparer au mieux la réception de Toulouse, ce mercredi, en quarts de finale de la Coupe de France. Oui, mais voilà, si le destin a basculé en faveur des Phocéens, la prestation réalisée face aux Rhodaniens a également confirmé les lacunes défensives de cet OM.
Aligné sur le côté gauche d’une défense à quatre, Emerson a notamment vécu une soirée noire. Impliqué sur l’ouverture du score lyonnaise - en voyant son dégagement contré - l’Italo-Brésilien avait malheureusement donné le ton à une copie globale indigeste. Que ce soit face à Endrick, Yaremchuk ou les montées de Maitland-Niles, le gaucher d’1m76 a montré aux pensionnaires de l’Orange Vélodrome toutes ses limites. Inquiétant dans ses prises de balle et trop souvent imprécis dans ses relances (13 ballons perdus à la mi-temps, soit le plus haut total des 22 acteurs présents sur la pelouse), le joueur de 31 ans a finalement embarqué les siens dans une fragilité constante. Que dire, à ce titre, de la nouvelle performance moyenne de Leonardo Balerdi.
Une défense toujours aussi friable
Déchu de son brassard de capitaine, l’Argentin a trop souvent laissé des espaces aux offensifs rhodaniens. Laxiste, parfois naïf, l’ancien joueur de Dortmund n’a, certes, pas commis d’énormes bourdes mais son placement a (encore) trop souvent questionné. Trop proche d’Aguerd sur l’ouverture du score lyonnaise, il pouvait également remercier la VAR au retour des vestiaires, qui annulait le doublé de Tolisso, parti seul au but (50e). Loin d’être impérial, il était d’ailleurs encore débordé sur le second but lyonnais signé Rémi Himbert. Enfin, si Timothy Weah a lui plutôt bien tenu son rang (sans pour autant briller), Aguerd a lui prouvé qu’il traversait une période bien plus délicate.
Régulièrement pris par la vitesse d’Endrick avant d’être gêné par l’insouciance d’Himbert, le défenseur marocain s’est aussi rendu coupable de quelques ratés dans la relance. Des approximations qui ont, là-aussi, procuré de nombreuses frayeurs aux pensionnaires de l’Orange Vélodrome et confirmé la mauvaise passe traversée par l’ancien joueur de West Ham. Alors oui, les plus optimistes retiendront la victoire, d’autres mettront en avant le coaching gagnant d’Habib Beye, certains s’enflammeront pour le duo Paixao-Aubameyang mais quelques-uns, voire plus, n’oublieront certainement pas la nouvelle sortie fragile de l’arrière-garde marseillaise.
