Les matchs amicaux servent à jauger les joueurs, pas la sélection

des avis partagés sur le calibre des adversaires des verts

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Le débat reste vif concernant la qualité des nations que s'apprêteront à défier les coéquipiers d'Aïssa Mandi en mars et juin prochains. Entre ceux qui jugent ces affiches à la hauteur des ambitions actuelles et ceux qui rêvaient de se mesurer au Brésil ou à l'Espagne, les opinions divergent.

À ce jour, trois adversaires sont connus, tandis qu'un quatrième match pourrait se tenir aux États-Unis. Ce qui interpelle cependant, c'est l'absence de rencontre sur le sol algérien, privant les supporters de communier avec leur équipe. Les Verts affronteront le Guatemala et l'Uruguay en Italie, puis les Pays-Bas chez eux. Quant au quatrième duel en terre américaine, il reste à confirmer, tout comme l'officialisation définitive de certaines de ces affiches.

En mars, l'accent sera mis sur l'expérimentation des profils. Vladimir Petkovic devra scruter la forme physique et mentale de ses cadres. Si Aïssa Mandi a pu souffler lors du dernier match contre Nantes, Ramy Bensebaïni traverse une période psychologique difficile après l'élimination de Dortmund face à l'Atalanta. À l'opposé, la force tranquille de la défense pourrait venir de Rayan Aït-Nouri, étincelant en Premier League.

Au milieu de terrain, le sélectionneur devra privilégier le temps de jeu effectif. Un trio composé de Maza, Zerrouki et Chaïbi semble tenir la corde, au vu du manque de compétition de Bennacer, Boudaoui ou Abdelli. Le retour d'un Nabil Bentaleb d'expérience, malgré ses soucis de santé passés, reste une option sérieuse pour stabiliser l'entrejeu.

Le secteur offensif inquiète. L'absence d'Amine Gouiri lors du dernier choc OM-Lyon fait planer une ombre sur le prochain stage. Ni Bakrar ni Bounedjah ne semblent aujourd'hui offrir des garanties suffisantes, plaçant tous les espoirs sur un réveil d'Amine Amoura. Seul point de satisfaction : l'aile droite, où le trio Ghabal, Mahrez et Hadj Moussa affiche une forme éblouissante, offrant un véritable "problème de riche" au coach. Lors des matchs de préparation pour le Mondial, le prestige de l'adversaire importe peu. L'essentiel réside dans l'adaptation tactique et l'état de fraîcheur du groupe. L'histoire nous rappelle qu'en 2007, malgré des prestations héroïques face à l'Argentine et au Brésil, les Verts s'étaient inclinés à domicile contre la Guinée, manquant ainsi la CAN 2008. Affronter le Guatemala pourrait donc s'avérer plus instructif qu'un match de gala contre la Seleção.

Lyes. Ch