Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama, bourreaux des gros avant les Playoffs
Comme il y a dix jours, les San Antonio Spurs ont dominé les Detroit Pistons la nuit dernière en NBA (121-106). Une deuxième victoire en autant de matches face au leader de la conférence Est que les coéquipiers de Victor Wembanyama pourraient retrouver en juin prochain lors des Finales. Globalement, les Texans s'en sortent plus que bien face aux meilleures équipes de NBA.
"Tout match entre les meilleures équipes devrait être impressionnant. Pour nous, c'était super amusant". Victor Wembanyama a passé une bonne soirée, et si le retour dans "son" Frost Bank Center, un mois après que les Spurs y ont disputé leur dernier match, mais aussi la Marseillaise entonnée par ses fans pendant l'échauffement y sont pour quelque chose, c'est surtout la performance des Spurs dans le choc de très, très haut de tableau face à Detroit (victoire 121-106) qui en est la cause. Ce nouveau succès face à un gros ne fait que confirmer que dans les chocs, les Spurs sont souvent supérieurs aux autres.
Dix jours après un premier affrontement musclé durant lequel les Pistons s'étaient rappelés aux bonnes traditions d'une franchise qui, quand elle a gagné, l'a toujours fait avec la manière dure, c'est à San Antonio que les Spurs ont de nouveau pris le dessus. Chahuté dans le Michigan et limité à 21 points (6/16 au tir) , Wembanyama avait cette fois à cœur de montrer qu'il pouvait répondre au défi physique. Ses 38 points mais aussi 16 rebonds et 5 contres sont la meilleure des réponses. Ne vous y trompez pas, si le Français dit qu'il s'est amusé, c'est aussi pour envoyer un message à ses adversaires.
Un bon message avant les Playoffs
Mais plus encore que la performance individuelle du pivot français, de celle de De'Aaron Fox (29 points) ou la défense de Stephon Castle ou Carter Bryant sur Cade Cunningham (limité à 10/26 au tir), c'est un peu de tout ça qu'il faut retenir pour ouvrir les yeux sur la propension des joueurs de San Antonio à remporter les gros matches qui jalonnent une saison régulière. Parfois, les circonstances peuvent brouiller l'analyse sur l'instant mais quand ceci devient une (bonne) habitude, c'est à noter, surtout à un petit mois et demi du début des Playoffs que cette bande découvrira au printemps.
Au 6 mars, neuf équipes NBA ont remporté 60% et plus de leurs matches jusqu'ici. Bien installés dans cette élite avec le troisième bilan de la ligue (45-17) juste derrière les Pistons (45-16), les Spurs y font même figure de bourreau la plupart du temps. Il n'y a que face à Cleveland et Minnesota qu'ils affichent un bilan négatif.
R. S
