Entre « corruption institutionnalisée » et influence du « Makhzen »
l'instance de motsepe sous le feu des critiques :
La Confédération Africaine de Football (CAF) traverse l'une des zones de turbulences les plus sombres de son histoire sous l'ère de Patrice Motsepe. La décision inédite de retirer le titre de la CAN 2025 au Sénégal pour l'attribuer administrativement au Maroc provoque une onde de choc planétaire. Pour de nombreux observateurs, la CAF n'est plus qu'une « marionnette » aux mains d'intérêts étroits, transformant l'instance continentale en la risée du football mondial.
Un « crime administratif » à l'ère du professionnalisme
L'indignation est totale : comment un titre conquis à la sueur du front sur le rectangle vert peut-il être annulé par une simple signature dans un bureau, deux mois après les faits ? Ce recours à des décisions bureaucratiques pour modifier un résultat technique — alors que l'arbitre est le seul maître du temps et du jeu — est perçu comme une régression archaïque. À l'heure de la VAR et de la numérisation, la CAF semble s'enfoncer dans des pratiques d'un autre âge, bafouant l'éthique sportive la plus élémentaire.
Les ambitions du « Makhzen » et la chute de la crédibilité
L'analyse des observateurs est cinglante : ils pointent du doigt une soumission de Patrice Motsepe aux ambitions du système marocain. Après avoir échoué à remporter le titre sur le terrain malgré un arbitrage jugé favorable tout au long du tournoi, le Maroc se voit offrir un trophée « administratif ». Cette manœuvre est qualifiée de « récupération de charogne » par certains analystes, fustigeant une volonté d'effacer les prouesses des Lions de la Teranga par un simple coup de crayon. La Fédération Sénégalaise, forte de son droit légitime, compte porter l'affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour dénoncer ce qu'elle considère comme une imposture.
Vigilance accrue pour le football algérien
Ce climat délétère au sein de la CAF pousse les acteurs du football algérien à une prudence extrême. Les précédents, notamment l'affaire du maillot de la Renaissance de Berkane, ont déjà montré les failles de l'instance. Aujourd'hui, les appels se multiplient pour que la Fédération Algérienne (FAF) protège l'Équipe Nationale et ses clubs engagés en compétitions africaines, comme le CR Belouizdad et l'USM Alger. L'objectif est clair : éviter que les représentants algériens ne deviennent les prochaines victimes de décisions arbitraires prises par des cercles d'influence au sein d'une CAF à la réputation ternie.
Karim. H
