Alessandro Bastoni se fait dézinguer en Italie
inter milan
Les conséquences du houleux Inter-Juventus de samedi se font encore ressentir en Italie, où le défenseur Alesandro Bastoni, au coeur de l’expulsion de Kalulu et de la crise de nerfs de la Juve, est critiqué de manière virulente.
Il y a quand même de quoi rire, lorsqu’on voit Giorgio Chiellini, hors de lui, s’en prendre à l’arbitre de la rencontre Inter-Juve, coupable de s’être fait avoir par une simulation grotesque d’Alessandro Bastoni. Lui qui est directeur de la stratégie footballistique de la Juventus a tellement floué le corps arbitral au cours de sa carrière devrait plutôt réfléchir à l’impact des comportements néfastes qui continuent de pourrir le football, particulièrement sur la scène italienne.
Cela a occulté le formidable match livré entre l’Inter Milan et la Juventus, conclue sur la victoire 3-2 des Nerazzurri, qui ont bien sûr bénéficié d’un adversaire réduit à 10. Deux jours après le match, l’Italie ne parle pourtant encore que de l’expulsion de Kalulu, après un deuxième avertissement pour une très légère faute sur un Bastoni qui a démontré ses talents d’acteur. Les conséquences sont déjà lourdes pour beaucoup de monde. Pour l’arbitre, M. La Penna, menacé de mort sur les réseaux sociaux et qui pourrait prendre une longue pause.
Bastoni mis sous pression
Pour Chiellini et Comolli, dont les protestations agressives dans le tunnel, vont certainement leur valoir une grosse amende et une suspension. Mais aussi pour Bastoni, épinglé par de nombreux consultants après la rencontre, à cause de son attitude. Insulté sur les réseaux sociaux, il a réfléchi dimanche à poster un message, avant de préférer le silence. Il a aussi vu fleurir les pétitions réclamant son retrait de l’équipe nationale, qui va pourtant jouer sa place pour la Coupe du Monde 2026 lors des prochains barrages.
Il n’a pas compris la violence de Chiellini à son égard, alors que les deux hommes ont joué ensemble en sélection et ont un respect mutuel. Face au déchaînement à son encontre, il a joint sa direction, qui lui a apporté tout son soutien. Du président Marotta à l’entraîneur Chivu, ils l’ont rassuré et lui ont fait savoir qu’ils le défendraient face à la fronde. Selon La Repubblica, le sélectionneur Gennaro Gattuso semble pour l’instant enclin à ne pas sanctionner Bastoni. Il faudra ensuite voir l’attitude du président fédéral Gabriele Gravina et du chef de la délégation italienne, Gianluigi Buffon.
