Alvaro Arbeloa crie au scandale mais tire aussi sur la sonnette d’alarme !
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Le Real Madrid est tombé à Osasuna et Álvaro Arbeloa n’a pas cherché d’excuses. Malgré la polémique arbitrale, l’entraîneur madrilène pointe surtout les manques de son équipe et lance un avertissement clair à ses joueurs dans la course au titre.
La Liga semblait avoir trouvé son nouveau patron lorsque le Real Madrid avait repris les commandes du championnat, doublant notamment le FC Barcelone après plusieurs semaines de poursuite. Dans ce contexte de reconquête, le déplacement sur la pelouse d’Osasuna apparaissait comme une simple formalité pour l’équipe dirigée par Álvaro Arbeloa, encore portée par l’adrénaline d’un choc européen tendu face à Benfica. Mais le football a parfois l’art de renverser les évidences. Dans un stade incandescent, les Madrilènes ont soudain rappelé qu’un leader reste fragile lorsque ses certitudes tactiques vacillent. En face, le coach local Alessio Lisci avait préparé un plan précis, articulé autour d’un bloc discipliné et d’une pointe offensive confiée à Ante Budimir, soutenu par le latéral français Valentin Rosier. Sur le papier, l’opposition semblait déséquilibrée, et sur le terrain, elle s’est révélée redoutablement piégeuse.
Dès les premières minutes, la maîtrise territoriale madrilène a pourtant semblé annoncer un scénario classique avec une domination du ballon, cette très belle percussion de Federico Valverde, des circuits courts au milieu entre Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camavinga, et une projection constante des latéraux. Derrière eux, la charnière composée de David Alaba et Raul Asencio contenait les premières offensives, tandis que Thibaut Courtois multipliait les parades réflexes pour préserver l’équilibre. Mais cette emprise restait stérile, presque décorative, incapable de fissurer le rideau rouge. Le talent technique d’Arda Güler et les accélérations de Vinicius Jr ne suffisaient pas à dynamiter le bloc adverse, laissant Kylian Mbappé isolé en pointe. Le contraste était cruel. Le Real Madrid contrôlait le tempo, mais Osasuna contrôlait le danger. Et lorsque Budimir transforma le penalty obtenu avant la pause, la sensation d’un match piégeux devint une réalité chiffrée.
L’arbitre fautif mais…
Le second acte a accentué ce malaise structurel. Incapables d’imposer un rythme constant, les visiteurs ont laissé le duo Aimar–Muñoz dicter les transitions, révélant des fissures dans leur pressing et leur repli défensif. Certes, l’égalisation de Vinicius a momentanément ravivé l’illusion d’un leader capable de frapper quand il le souhaite, mais elle n’a pas masqué les lacunes collectives avec une circulation trop lente, des attaques trop prévisibles, une dépendance excessive au couloir gauche. Même l’entrée musclée de Trent Alexander-Arnold n’a pas suffi à rétablir l’ordre. Et lorsque Budimir surgit à la dernière minute pour crucifier la défense et tromper Sergio Herrera, la sanction fut totale. Une défaite (2-1), sèche, presque clinique, bâtie sur seulement deux tirs cadrés adverses. Un verdict qui ne doit rien au hasard, mais tout à l’efficacité et à l’intensité. « Il aurait pu y avoir une faute plus tôt. Deux hors-jeu flagrants, tous deux contre nous. Mauvais match. On peut faire mieux. Ce n’est pas facile de mercredi à dimanche, mais c’est comme ça. Ce n’était pas un bon match pour nous. Ils ont marqué deux buts sur leurs deux tirs cadrés, mais je pense qu’on peut faire beaucoup mieux. On doit mieux jouer, avec plus d’intensité, car c’est ce qu’on attend de nous. On a manqué de contrôle et de rapidité dans la circulation du ballon. C’est une question de stratégie. Si on n’est pas à notre meilleur niveau, n’importe qui peut nous battre. Nos adversaires donnent tout, et si nous ne le faisons pas… », a expliqué l’entraîneur madrilène.
« Je ne suis pas contrarié. J’ai déjà dit hier que la saison serait très longue et qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous avons maîtrisé le match, mais nous manquons de vitesse et d’efficacité. Nous avons beaucoup concentré nos attaques sur l’aile gauche, mais nous devons être plus polyvalents. C’est une question de stratégie et de savoir ce que nous voulons faire. Il faut persévérer à chaque match. Il n’y a rien d’autre à faire. Si on n’est pas à 100 %, n’importe qui peut nous battre. C’est quelque chose dont on a discuté dans les vestiaires. Chaque match sera difficile, et nos adversaires donneront tout », a conclu Arbeola. Au coup de sifflet final, Arbeloa n’a pas cherché d’excuses, préférant déclencher lui-même l’alarme. L’entraîneur madrilène a également évoqué la gestion physique de ses cadres et la fatigue accumulée avant le choc à venir contre la Real Sociedad, signe que le calendrier commence à peser. Derrière les polémiques arbitrales et les faits de jeu, son analyse est limpide. Le problème est interne. Le Real ne doute pas de sa qualité, mais de sa capacité à l’exprimer chaque semaine. Et c’est précisément ce constat, plus que la défaite elle-même, qui résonne comme un avertissement : un leader peut perdre un match, mais il ne peut pas se permettre de perdre son exigence.
