L’Inter Milan a tapé la honte à toute l’Italie

après l’humiliation en ligue des champions

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Humiliée par Bodø/Glimt sur l’ensemble des deux matches, l’Inter Milan quitte la Ligue des Champions par la petite porte et plonge tout le football italien dans la honte.

La double confrontation a tourné à la démonstration. Battue (3-1) en Norvège à l’aller, l’Inter Milan avait déjà pris une leçon de rythme et d’intensité face à un Bodø/Glimt audacieux et techniquement supérieur dans les transitions. Mais le pire restait à venir. Ce mardi soir, au barrage retour, à Giuseppe Meazza, les Nerazzurri ont subi une véritable humiliation (défaite 1-2), incapables de renverser la vapeur et dominés dans les moments clés. Malgré une entame volontaire et plusieurs occasions franches avec notamment Dimarco mis en échec par Haikin, ainsi que Frattesi et Akanji proches de faire sauter le verrou, l’Inter a payé ses erreurs. La relance catastrophique d’Akanji a offert l’ouverture du score à Hauge, puis Evjen a crucifié Sommer en contre. Bastoni a bien réduit l’écart, mais c’était déjà trop tard. Le club lombard quitte la Ligue des Champions sous les sifflets et les larmes, éliminé par un collectif norvégien plus cohérent, plus discipliné et surtout plus efficace sur l’ensemble des deux matches (5-2 cumulé). Qu’elle semble loin la campagne européenne 2022-2023 où l’Italie envoyait trois clubs en quarts de finale et deux en demi-finale, le tout avec la victoire de l’AS Roma en Ligue Europa et une Fiorentina valeureuse en finale de la Ligue Europa Conférence.

La presse italienne n’a pas tardé à parler de débâcle. La Gazzetta dello Sport titrait sans détour : « le parcours de l’Inter en Ligue des Champions s’achève sur une piètre performance : pas de remontée et une victoire de Bodo à San Siro. » Du côté de Tuttosport, le constat était encore plus brutal : « L’Inter Milan éliminé de la Ligue des Champions ! La Norvège triomphe à Milan, Chivu est humilié en barrages. » Même tonalité au Corriere dello Sport avec : « Bodo en direct fait également frissonner San Siro : Inter KO, éliminé de la Ligue des Champions ! » Les médias spécialisés ont enfoncé le clou comme Calciomercato. « Ça se termine mal : l’Inter est éliminée et fait passer Bodo/Glimt pour une équipe qu’elle n’est pas », tandis que Sport Mediaset parlait d’un « Inter qui déchante : Bodo s’impose à San Siro, Chivu quitte la Ligue des Champions. » Enfin, Tuttomercatoweb résumait le sentiment national : « L’Inter éliminée, la semaine de l’Italie commence mal. Oubliez la pêche au saumon : de la Norvège à l’Italie en passant par l’aventure Bodo/Glimt, ce sentiment de supériorité est déplacé. L’Inter subit une catastrophe et des larmes en Ligue des Champions : elle s’effondre 2-1 à San Siro, éliminée par Bodo/Glimt ».

La Norvège traumatise encore l’Italie

Au-delà du simple résultat, c’est le contenu qui inquiète. L’Inter a longtemps monopolisé le ballon mais a cruellement manqué d’inspiration dans les trente derniers mètres. Les multiples centres de Dimarco, les projections de Barella et les tentatives lointaines de Zieliński n’ont jamais réellement fait vaciller un bloc norvégien parfaitement organisé. À l’inverse, Bodø/Glimt a affiché une maîtrise tactique impressionnante, alternant pressing ciblé et transitions éclairs. L’ouverture du score est née d’un pressing intelligent, le second but d’un mouvement axial limpide. L’écart n’était pas qu’émotionnel ou individuel. «Bodø a remporté ses deux matchs, ils méritaient donc de se qualifier. Ils ne nous ont pas posé de problèmes aujourd’hui ; nous avons encaissé des buts suite à des erreurs individuelles, mais cela peut arriver. Le plus difficile était de débloquer le score, et nous n’y sommes pas parvenus. Il y a de la déception car nous voulons nous battre sur tous les fronts. Nous avons essayé, mais ils étaient meilleurs. Avec un point de plus, nous nous serions qualifiés et aurions évité les barrages, mais c’est la Ligue des Champions», a déclaré, sans réellement assumer, Nicolò Barella au micro de la Sky. Une réaction qui ne devrait pas calmer les tifosi et les observateurs, alors que Yann Bisseck n’a pas beaucoup plus assumé la gifle. «Nous avons manqué de chance, le ballon ne voulait pas rentrer. Ils ont fait un bon match, ils ont joué le match qu’ils voulaient, et je les félicite. Je ne suis pas du tout satisfait, mais nous avons tout fait pour renverser la situation. Ce n’était pas facile de rester dans le match jusqu’à la dernière minute, et je suis fier de l’équipe». En conférence de presse, Cristian Chivu n’a pas mâché ses mots.

«Nous avons tout tenté face à une équipe très bien organisée, jouant bas. L’incapacité à débloquer le score leur a permis de se rassurer. Je n’ai rien à reprocher aux joueurs, car ils ont tout donné pour réussir. En seconde période, ils ont réussi à se créer des occasions, en inscrivant deux buts. La déception est grande. Malheureusement, nous avons affronté aujourd’hui une équipe bien plus dynamique que la nôtre, et nous devons les féliciter car ils méritent de se qualifier», a-t-il déclaré. Cette élimination retentissante s’inscrit dans une saison européenne catastrophique pour les clubs italiens. Le Napoli n’a même pas réussi à intégrer le Top 24 de la phase de championnat. La Juventus joue sa survie européenne après une humiliation à Istanbul face à Galatasaray (5-2) et devra réaliser un exploit au retour. Quant à l’Atalanta, elle reste dos au mur après un revers (2-0) frustrant sur la pelouse du Borussia Dortmund à l’aller. Le coefficient UEFA, déjà sous pression, risque de souffrir encore. L’Inter, finaliste il y a peu contre Manchester City puis le Paris Saint-Germain, symbolisait l’espoir d’un renouveau continental. Malheureusement, elle incarne désormais le malaise. Cette élimination face à Bodø/Glimt dépasse la simple contre-performance, puisqu’elle questionne le niveau réel du football italien face aux nouvelles puissances émergentes. L’écart d’intensité, de préparation et de fraîcheur mentale a sauté aux yeux. Et pendant que la Norvège, bourreau de la sélection italienne aux éliminatoires à la Coupe du Monde 2026, célèbre un exploit historique, l’Italie, elle, s’interroge sur sa place dans l’élite européenne à quelques semaines d’un barrage crucial contre l’Irlande du Nord pour se qualifier au prochain Mondial.