Les explications détonantes du renvoi de l’affaire Hakimi en procès pour viol

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Alors que l’affaire pour viol d’Achraf Hakimi a fait l’objet d’un renvoi en procès ce mardi, nous en connaissons plus sur les raisons qui ont poussé la magistrate en charge de l’affaire de prendre une telle décision.

Ce mercredi, le Paris Saint-Germain joue son avenir européen. Après une saison 2024-2025 historique où le PSG a tout raflé sauf la Coupe du monde des clubs, le club de la capitale affronte l’AS Monaco ce mercredi soir dans le cadre du barrage retour de la Ligue des Champions. Une rencontre importante au Parc des Princes après une victoire étriquée sur le Rocher la semaine passée (2-3). Une rencontre qui se fera sans Ousmane Dembélé, encore touché depuis sa sortie sur blessure face aux Monégasques. En revanche, Achraf Hakimi sera bien présent pour la rencontre, lui qui avait inscrit le but de la victoire lors de la manche aller.

Une rencontre qu’il disputera sûrement avec la tête légèrement troublée après une journée de mardi loin d’être de tout repos pour lui. En effet, trois ans après le début de l’affaire, Achraf Hakimi a été officiellement renvoyé devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine pour répondre d’un viol présumé. La décision a été prise ce mardi par une juge d’instruction qui estime qu’il existe des charges suffisantes pour ouvrir un procès pénal. Pour rappel, l’accusation repose essentiellement sur la version des faits donnée par une jeune femme de 24 ans, qui s’est présentée en février 2023 dans un commissariat du Val-de-Marne pour signaler une agression sexuelle sans déposer immédiatement plainte.

Des éléments à charge contre Achraf Hakimi ont poussé cette décision

D’après l’ordonnance, elle affirme s’être rendue au domicile du joueur après des échanges sur le réseau social Instagram, et y avoir subi des actes sexuels, dont une pénétration digitale, contre son gré. Dans l’ordonnance du renvoi en procès pénal qu’ont réussi à obtenir nos confrères de RMC, on connait désormais les raisons qui ont poussé cette décision en justice. Dans le document, la magistrate a retenu que ces déclarations, malgré leur nature unique, étaient suffisamment détaillées pour justifier une mise en accusation. Cette dernière juge le discours de la plaignante "constant et circonstancié" malgré quelques pertes de mémoires et le fait que cette dernière a mélangé certaines étapes lors de son récit qui a eu lieu un mois et demi après la fameuse soirée, qui a duré un peu plus d’une heure. Des messages et des témoignages de personnes qui ont écouté la plaignante se livrer en pleurs ont également été des raisons qui ont poussé la magistrate a prononcé cette décision.

Des éléments à charge contre le joueur formé au Real Madrid, qui s’appuie également sur des éléments qui vont en son sens pour prouver son innocence dans cette affaire. D’après les observations de la magistrate, le fait que la plaignante n’ait pas souhaité donner son téléphone pour une analyse plus profonde de sa messagerie interroge. Tout comme les messages avec sa meilleure amie juste avant la rencontre avec le joueur dans lesquels cette dernière suggère à la plaignante qu’ils vont dépouiller le joueur. Ces informations sont utilisées par le camp de la défense, ainsi que l’analyse du psychologue qui a écouté la victime avant d’écrire que certaines de ses expressions ne “sont pas le vocabulaire d’une victime d’agression sexuelle” dans son expertise. De son côté, Hakimi a fermé la porte à toute admission de responsabilité. Sur les réseaux sociaux, le défenseur de 27 ans a affirmé ce mardi qu’il attendait avec calme le procès pour que "la vérité éclate publiquement", tout en contestant fermement les accusations et en soulignant qu’il n’y avait aucun élément matériel à charge. Sa défense, menée par Me Fanny Colin, dénonce une procédure fondée "sur la seule parole de la plaignante" et annonce qu’elle fera appel de la décision de renvoi. En attendant, le joueur devra faire abstraction de cette affaire ce mercredi soir avant d’affronter Monaco…