La Ligue 1 Mobilis sous le Coup des Sanctions

discipline et tension

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Le verdict est tombé et il est particulièrement lourd pour plusieurs acteurs majeurs du championnat national. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel n'a pas fait dans la dentelle en rendant publiques ses décisions suite aux incidents de la vingtième journée. Le Mouloudia d'Oran, malgré sa victoire éclatante face au doyen, voit sa joie ternie par une sanction de huis clos. Pour avoir fait usage de fumigènes de manière répétée, le club d'El Hamri devra disputer son prochain match devant des tribunes vides, une décision assortie d'une amende colossale dépassant le million de dinars pour diverses défaillances organisationnelles et des comportements excessifs sur le terrain.

Dans le sillage de cette rigueur administrative, le cas de Toufik Moussaoui, le portier du Paradou AC, a particulièrement retenu l'attention. Expulsé lors de la confrontation spectaculaire contre l'Olympique Akbou, le gardien de but a écopé d'une suspension de quatre matches, dont un avec sursis. Cette sanction sévère ne résulte pas uniquement de son expulsion technique, mais surtout de propos jugés inappropriés envers l'arbitre de la rencontre. Ce coup d'arrêt forcé pour Moussaoui s'accompagne d'une amende de deux cent mille dinars, illustrant la volonté de la ligue de réprimer fermement tout écart de langage envers le corps arbitral.

La pression ne faiblit pas non plus du côté du Mouloudia d'Alger, où l'entraîneur Rulani Mokoena se retrouve dans une position de plus en plus précaire. Au-delà des contre-performances sportives et des tensions internes concernant la gestion de l'effectif, le technicien sud-africain a été lourdement sanctionné financièrement. Son refus de se présenter en conférence de presse après la défaite à Oran, cumulé à ses contestations répétées, lui vaut une amende record et un ultime avertissement avant une suspension ferme. Le capitaine Abdellaoui et le gardien Gendouz n'ont pas été épargnés non plus, chacun recevant une amende pour contestation, plongeant le club algérois dans une atmosphère de crise à l'approche du grand classique.

Enfin, l'USM Alger n'a pas échappé à la vigilance de la commission. Le club de Soustara a été frappé par plusieurs amendes administratives, notamment pour l'absence d'un entraîneur principal sur le banc et pour des manquements au protocole marketing de la ligue. Ces sanctions en cascade, qui touchent aussi bien les joueurs expulsés de la JS Kabylie que du MC El Bayadh, dessinent un paysage de fin de saison sous haute tension. Entre les enjeux sportifs du maintien et du podium, les clubs devront désormais composer avec une discipline de fer qui ne laisse plus de place à l'improvisation ou aux débordements passionnels.

Farid. Ch