Voici la probable composition des Verts pour la Coupe arabe

une victoire convaincante face au soudan est indispensable

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Lors de la précédente Coupe arabe, brillamment remportée par l’Algérie après une épopée mémorable, Madjid Bougherra s’était distingué par la grande variabilité de ses choix tactiques. L’équipe alignée contre le Soudan différait de celles déployées face au Liban puis à l’Égypte. Le sélectionneur avait ainsi adapté son onze à chaque adversaire, réussissant son pari malgré l’absence de cadres importants comme Baghdad Bounedjah, Djamel Benlamri et d’autres lors de moments décisifs.

Pour cette nouvelle édition, Bougherra semble contraint d’adopter la même approche, notamment au milieu de terrain et en attaque, tant la densité de joueurs talentueux et expérimentés est grande. Il paraît d’ailleurs impensable d’envisager la présence d’Islam Slimani ou d’Amir Sayoud sans les aligner d’emblée comme titulaires.

Chäal favori pour débuter… mais la tentation Yesli existe
Tous les indices laissent penser que Bougherra confiera la cage à Farid Schäal, même si ce dernier demeure un gardien jugé irrégulier. Le sélectionneur pourrait néanmoins surprendre en lançant Ryan Yesli, venu du Canada. Beaucoup de supporters espèrent le voir briller et décrocher, à moyen terme, une place en équipe nationale A. Mais la prise de risque au poste de gardien paraît improbable, ce qui maintient Schäal en pole position, du premier au dernier match.

Une défense en quête de stabilité
En défense, les supporters comptent davantage sur la « formule Bougherra » que sur la solidité intrinsèque du secteur, encore peu rassurant. Lors de la précédente édition, Houcine Benayada, Ilyes Chetti, Djamel Benlamri et d’autres avaient offert une dynamique défensive et offensive intéressante. Cette fois encore, le coach pourrait opter pour un milieu à vocation défensive afin de compenser les limites du bloc arrière.

Un milieu de terrain riche et très compétitif
Le milieu constitue le secteur le plus fourni, mêlant talent et expérience. Sont notamment pressentis Sofiane Bendebka, de retour du championnat saoudien, Azzedine Draoui et Victor Lekhal.
Pour la création du jeu, la logique sportive renvoie à Amir Sayoud, un meneur au profil technique rare, souvent sous- utilisé par l’équipe nationale A malgré un parcours riche, de l’Al-Ahly égyptien jusqu’à son actuelle réussite en Arabie Saoudite.

Une attaque sans Brahimi… mais avec des atouts majeurs
Pour le premier match face au Soudan, Yacine Brahimi sera absent. Bougherra devrait donc aligner un trio offensif composé de Adam Ounas, Adel Boulbina et Islam Slimani.
Avec de tels profils, l’entraîneur dispose d’une large marge de manœuvre tactique. Il faut rappeler que Slimani et Brahimi étaient autrefois les coéquipiers de Bougherra lors du Mondial 2014 au Brésil, un détail révélateur de la compréhension mutuelle et de la vision précise que possède
le coach concernant les besoins de l’équipe.
Une victoire pour envoyer un message clair Un succès face au Soudan, tant sur le plan du jeu que du résultat, constituerait un signal fort envoyé à tous les concurrents : Madjid Bougherra ne vise rien d’autre que la conservation du titre. Si Ounas et ses coéquipiers parviennent à ramener l’Algérie au sommet de la Coupe arabe, cela confirmerait la montée en puissance d’un coach dont le nom circule déjà, tôt ou tard, pour prendre les commandes de
l’équipe nationale A — et ce, sans inquiétude ni hésitation.
Akram. K