Evenepoel signe trois victoires en trois jours
un début de saison parfait
Troisième victoire en trois jours pour Remco Evenepoel. Le Belge de Red Bull - BORA poursuit son début de raison parfait. Au lendemain d'un raid de 55 kilomètres, le double champion olympique a cette fois dû attendre la rampe finale pour faire la différence face au Français de la Tudor Mathys Rondel (2e), cependant largement abrité par deux motos. La machine est bien lancée du côté de Remco Evenepoel.
Moins aérien que la veille, où il avait éparpillé la concurrence à 55 kilomètres de l'arrivée, le Brabançon s'est, cette fois, extirpé du groupe de tête dans la plaine, en compagnie de deux coureurs. Un seul arrivera au pied de la dernière difficulté de ce Trofeo Port d'Andratx, manche du Challenge de Majorque, le Français de Tudor Mathys Rondel. Une attaque dès les premiers pourcentages du prodige de Red Bull – BORA aura suffi pour distancer le Manceau, deuxième sur un podium complété par Maxim Van Gils (Red Bull – BORA).
Difficile de le rater. Le Coll de Puig Major campe sur le profil du Trofeo Andratx comme une arête au beau milieu de l'assiette. Rassurés par l'éblouissant solo de la veille, les équipiers de Remco Evenepoel ont mis en place un train censé épuiser le reste de plateau, avant l'estocade fatale.
Moins en jambes que la veille, il le faut le croire, le "ket de Schepdaal" n'a éparpillé personne, même s'il s'est remis en mode cascadeur dans la descente. Repris par un petit contingent de costauds, le Brabançon trouvera une issue dans la longue partie en faux-plat descendant, accompagné de Mathys Rondel, surtout, et de Diego Pescador (Movistar), invité fugace.
Rondel a collaboré sans sommation avec le double champion olympique. Le duo a creusé l'écart et s'est offert une bataille pour la gagne. Evenepoel a été le premier à tirer, giclant dès le pied, aidé ostensiblement par une paire de motos. Sans rompre, Rondel ne lâchera qu'à moins d'un kilomètre du but, après être revenu à quelques mètres de la roue du Belge, qui a, c'est le cas de le dire, escaladé la rampe finale abrité. Une pointe d'amertume qui n'enlève pas la supériorité d'un coureur vainqueur trois fois en trois jours, pour sa reprise. Le ton est donné.
R.S
