L’OM poursuit son naufrage incontrôlable !
« les joueurs sont atteints »
Après un match nul aux allures de défaite concédé face à Strasbourg (2-2) samedi soir, le coach de l’OM "Pancho" Abardonado était submergé par l’émotion. La même chanson, une fois encore. Quinze jours après le scénario catastrophe vécu face au Paris FC (2-2), l’OM s’est offert un remake douloureux qui confirme que quand le chrono s’allonge, les joueurs paniquent. samedi, c’est Strasbourg qui s’est invité au festin après deux défaites de suite en L1 face au PSG (1-2) et au Havre (2-1).
Dans un climat tendu à l’extrême, les Marseillais pensaient avoir fait le plus dur après avoir mené de deux buts. Ils ont finalement été rattrapés par leurs absences, à l’image d’Emerson, hésitant jusqu’à l’excès et à l’origine du penalty de Panichelli dans les arrêts de jeu. La frustration devient de la nervosité, et même le téméraire Nayef Aguerd avait usé de mots forts après la rencontre. Jacques "Pancho" Abardonado, qui retrouvera probablement un poste dans le prochain staff olympien, était lui aussi submergé par l’émotion.
« Si on regarde derrière, ça fout le vertige »
« Ces fins de matches deviennent récurrentes. C’est le même scénario que contre le PFC (2-2). Il faut relever la tête. C’est délicat mais nous n’avons pas le choix. J’ai pris la décision de faire entrer (Himad) Abdelli et de passer à cinq derrière, mais je voulais garder un bloc médian. Je ne sais pas comment les joueurs ont vécu le départ de Roberto De Zerbi. Je les ai sentis bien pendant la semaine », confiait le coach intérimaire. « L’équipe n’est pas malade, mais elle est en grande difficulté.
Il faut l’aider. Il faut penser au futur. Si on regarde derrière, ça fout le vertige. On doit tuer ce match. Un penalty à la 90e+6, ça fait très mal aux têtes. Pour un joueur, le psychologique, c’est 80 % du potentiel. Les joueurs sont atteints. » Questionné sur son avenir, Abardonado s’est montré clair. « Moi, j’ai travaillé pour (le match contre) Strasbourg. Le reste, vous pouvez le demander à la direction.
Si on me demande de rester, je le fais volontiers. Je suis au service du club. Je ne les lâcherai pas. » Selon les dernières tendances, Habib Beye semble s’avancer comme le grand favori.