Maresca : « J’ai vécu les pires 48 heures depuis mon arrivée à Chelsea »

moyes évoque un écart « d’un milliard » avec les blues

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L’entraîneur de Chelsea, Enzo Maresca, a formulé des critiques franches en évoquant ce qu’il a qualifié de manque de soutien, et ce malgré la victoire de son équipe face à Everton (2-0), samedi soir, lors de la 16e journée de Premier League.

Le technicien italien, visiblement contrarié, a affirmé avoir vécu « les pires 48 heures depuis son arrivée au club », en dépit d’un succès qui a permis à Chelsea de réintégrer le Top 4 du championnat anglais.
Face à Everton, Malo Gusto a été l’un des grands artisans de la victoire, en délivrant la passe décisive pour Cole Palmer sur le but d’ouverture, avant de sceller le succès en inscrivant lui- même le deuxième but.
Les déclarations marquantes de Maresca sont intervenues lorsqu’il a été interrogé sur la performance de Gusto. À la surprise générale, il a adressé une critique voilée à « certaines personnes », sans en préciser l’identité. Invité à clarifier ses propos, il a refusé de désigner les personnes concernées,
qu’elles soient internes ou externes au club, tout en tenant à saluer le soutien des supporters de Chelsea.
Dans des propos relayés par le Daily Mail, Maresca a déclaré : « Les 48 dernières heures ont été les pires depuis mon arrivée au club, car beaucoup de gens ne nous ont pas soutenus ». Il a ajouté, après un succès intervenu à la suite de trois matches sans victoire contre Leeds, Bournemouth et Atalanta
: « Je suis très heureux pour Malo Gusto, car les efforts qu’il a fournis, comme ceux du reste des joueurs, montrent qu’ils veulent aider ce club ».
Relancé au sujet de l’absence de soutien évoquée, l’entraîneur a insisté : « Les pires 48 heures depuis mon arrivée au club, parce que les gens ne m’ont pas soutenu et n’ont pas soutenu l’équipe ». Il a toutefois tenu à tempérer ses propos en soulignant : « J’aime les supporters, et nous sommes très heureux de leur soutien ».

Concernant le retour de Chelsea sur le chemin de la victoire, Maresca a assumé pleinement ses responsabilités : « J’ai assumé à 100 % la responsabilité après le match contre Leeds. L’erreur était la mienne, que ce soit dans la composition de l’équipe ou dans le plan de jeu. Ce n’était pas lié aux joueurs. Nous progressons constamment, surtout dans ces conditions que nous essayons de gérer depuis le premier jour ».
De son côté, l’entraîneur d’Everton, David Moyes, s’est montré direct en évoquant l’écart séparant son équipe de Chelsea, à l’issue d’une rencontre riche en occasions de part et d’autre. « Il y a peut-être un écart d’un milliard de livres sterling.

Au final, c’était un match à 11 contre 11, et c’est ainsi que nous avons commencé. Je pense que nous avons bien joué », a déclaré Moyes. Everton a été pénalisé par une blessure précoce de Kiernan Dewsbury-Hall, contraint de quitter le terrain après seulement 16 minutes, sans que la nature de sa blessure ne soit encore précisée. Jack Grealish a, quant à lui, été remplacé dans les dernières minutes après avoir ressenti des douleurs à l’arrière de la cuisse.
Poursuivant son analyse, Moyes a ajouté : « La seule chose que je puisse dire, c’est que nous n’étions pas hors du match, même en étant menés 2-0. Aujourd’hui, une victoire aurait peut-être pu nous placer dans le Top 4 si nous avions obtenu un résultat positif. Je n’aime pas parler d’occasions
manquées, mais en football, quand vous en avez une, vous devez la concrétiser. Il n’y a jamais eu de manque d’efforts ».
Il a conclu : « Nous avons mis les joueurs au défi de venir à Chelsea et de montrer qu’ils étaient capables de rivaliser avec eux. Il nous a peut-être simplement manqué la qualité nécessaire dans les moments décisifs ».