La lutte antidopage dans le milieu sportif est une responsabilité commune
le professeur redouane mekacher
La lutte antidopage dans le milieu sportif est une responsabilité commune, qui incombe à l'ensemble des parties prenantes, ont considéré à Alger plusieurs experts dans le domaine.
"Ce fléau a pris une telle ampleur dans les milieux sportifs qu'il est devenu quasi impossible pour un athlète, un entraîneur, un dirigeant ou une instance de le combattre seul. A partir de là, nous considérons que toutes ces parties prenantes doivent unir leurs efforts et faire bloc pour lutter efficacement contre cet ennemi commun" ont affirmé les intervenants au Forum de la Chaine II, organisé la semaine dernière à Alger sous le thème "non à la drogue, non au dopage, mais ensemble pour un sport sain".
D'après le professeur Redouane Mekacher, ancien président de la commission nationale de la lutte antidopage "les règlements internationaux sont fondés sur le principe de l'entière responsabilité endossée par l'athlète concernant n'importe quelle substance illicite ingérée" a-t-il rappelé, avant de souligner que "le fait d'ignorer ses lois, ou d'agir de manière purement involontaire, ne changera rien à la sévérité de la sanction, d'où la nécessité de sensibiliser les athlètes de manière continue, pour éviter qu'ils ne tombent dans l'irréparable".
Redounae Mekacher a affirmé que la lutte antidopage représente un des plus gros défis auquel est confronté le sport mondial actuellement, surtout par rapport au danger qu'il représente sur la santé des athlètes. Un avis appuyé par le Docteur Mourad Aït Tahar, d'après lequel "la consommation de drogue et autres substances illicites représente un réel danger sur la santé des athlètes, particulièrement en ce qui concerne le cœur, l'équilibre hormonal et le système nerveux, sans oublier le fait qu'elle est en totale contradiction avec l'éthique sportive".
De son côté, la doctoresse Karima Hadj-Arab, psychologue au comité olympique et sportif algérien (COA), a abordé la question sous un autre angle, en évoquant les exigences du sport de haut niveau et l'obligation de résultat comme un facteur non négligeable dans ce fléau, car certains athlètes se voient obligés de recourir à la pratique du dopage pour pouvoir répondre aux attentes.
Elle a insisté sur la nécessité d'assurer "un accompagnement psychologique continue aux athlètes, pas seulement pendant la compétition officielle, mais tout au long de leurs différentes phases préparatoires, pour éviter tout risque de dérapage". Elle a plaidé également pour un "travail de base", destiné à inculquer les valeurs d'intégrité sportive et de fair- play dès le plus jeune âge.
Pour sa part, le cycliste international algérien Azzedine Lagab s'est basé sur sa longue expérience sur le terrain pour évoquer lutte antidopage, affirmant que la sensibilisation, la discipline et le respect des valeurs sportives constituent la première ligne de défense contre ce fléau. D'après lui
"l'athlète est d'abord tenu d'être un exemple, aussi bien sur les aires de compétition qu'en dehors".
Elyas. Ch
