La direction de l’arbitrage conforte les décisions des arbitres

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Les arbitres ont encore vécu un week-end de Ligue 1 compliqué. À Marseille, les Nantais l’ont emporté 2-0, mais ils se demandent comment le but d’El Arabi inscrit à la 8e minute a été refusé. La direction de l’arbitrage est sortie du silence pour confirmer la décision prise par Marc Bollengier. «Selon les Lois du Jeu, un joueur en position de hors-jeu est sanctionné s’il prend une part active au jeu, notamment lorsqu’il tire un avantage de cette position après un sauvetage délibéré d’un adversaire.

Dans cette situation, l’intervention du gardien marseillais constitue un sauvetage volontaire destiné à empêcher un but et ne crée pas une nouvelle phase de jeu. L’attaquant n°19, toujours en position de hors-jeu, intervient ensuite dans l’action en disputant le ballon avec le défenseur n°4. En agissant ainsi, il tire un avantage de sa position de hors-jeu et interfère avec un défenseur de manière déterminante. L’assistance vidéo permet d’identifier clairement cette participation active et d’accompagner l’arbitre dans la prise de décision finale. La position de hors-jeu est donc sanctionnable. Le but est refusé et le jeu reprend par un coup franc indirect en faveur de l’équipe marseillaise, conformément aux Lois du Jeu ».
Ce n’est pas tout. Autre décision litigieuse du week-end, l’expulsion d’Alexsandro par Éric Wattellier lors de Lille- Rennes. Un carton rouge qui avait provoqué le pétage de plombs des Lillois. Mais là encore, la DA a confirmé la décision de l’arbitre. «La Loi 12 des Lois du Jeu définit précisément les critères permettant d’identifier un anéantissement d’une occasion de but manifeste.

Ainsi, l’analyse de la situation repose sur l’évaluation combinée de quatre éléments. En l’espèce, la faute est commise à une distance courte du but, dans une zone où une occasion de but est clairement identifiable. L’attaquant rennais se dirige directement vers le but adverse, avec une course orientée vers la surface de réparation et sans déviation de trajectoire.

La probabilité de conserver ou de jouer le ballon est également avérée, l’attaquant ayant pris pleinement le contrôle du ballon. Enfin, le placement et le nombre de défenseurs ne permettent pas d’envisager avec certitude une intervention défensive susceptible d’empêcher l’issue de l’action, l’attaquant pouvant nettement se retrouver seul face au gardien. L’ensemble de ces critères caractérise une occasion de but manifeste annihilée par la faute du défenseur. La décision de carton rouge est donc conforme aux Lois du jeu.»