JSK : 3 points, Zéro victoire... Le bilan de la faillite
fin de l'aventure continental après le nul face à l'al ahly
L.e verdict est tombé, implacable. En concédant un nouveau nul vierge (0-0) face à un Al Ahly en gestion, la JS Kabylie a officiellement acté son naufrage en Ligue des Champions. Hier soir , le stade Hocine Aït Ahmed n'a pas été le théâtre d'une révolte, mais celui d'une impuissance chronique qui scelle le sort continental des Canaris.
Une possession de balle inutile, des attaques sans génie et une incapacité flagrante à faire la différence : tel est le visage qu’a montré la JSK durant cette campagne africaine. Face à l’ogre égyptien, les hommes du Djurdjura ont tourné en rond, incapables de transformer leur domination territoriale en occasions concrètes. Ce manque de "mordant" devant les buts adverses est devenu la marque de fabrique d'une équipe qui semble avoir perdu son ADN de conquérante dès qu'elle franchit les frontières nationales.
L'élimination précoce, confirmée avant même la dernière journée, n’est pas un accident de parcours, mais le résultat logique d’une faillite collective. Avec un bilan famélique de trois points en cinq matchs et aucune victoire au compteur, la JSK termine lanterne rouge d'un groupe pourtant à sa portée. Les statistiques parlent d'elles-mêmes : une déroute initiale au Caire (4-1) suivie d'un désert offensif total (trois matchs nuls 0-0 et une défaite 1-0).
La direction et le staff technique devront rendre des comptes sur ce "zéro pointé" qui ternit gravement l'image du club le plus titré du pays. Pourquoi un tel mutisme devant le but ? Comment expliquer cette déconnexion entre l'ambition affichée et la réalité du terrain ?
Le déplacement symbolique en Tanzanie pour affronter les Young Africans, vendredi prochain, ne sera qu'un triste baroud d'honneur. Pour la JSK, le chantier de la reconstruction s'annonce immense, car au-delà des résultats, c'est le statut même du club sur la scène africaine qui semble aujourd'hui sérieusement ébranlé.
Elyas .ch
