Un départ acté sur fond de critiques acerbes

fin de mission pour "micho" à l'ess

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Le divorce est officiellement consommé entre l'Entente de Sétif et son entraîneur serbe, Milutin Sredojevic, plus connu sous le nom de "Micho". Arrivé en pompier de service en novembre 2025 pour succéder à l'Allemand Antoine Hey, le technicien serbe quitte les Hauts-Plateaux par la petite porte, laissant derrière lui un climat de tension et des résultats bien en deçà des attentes du public sétifien.

Avant de plier bagage, "Micho" a lancé une petite phrase qui n'a pas manqué de faire réagir dans les travées du stade du 8- Mai 1945 : « Avec un effectif d'une qualité aussi limitée, c'était le maximum possible ». Un constat cinglant qui sonne comme un aveu d'impuissance, mais aussi comme une pique directe envers la direction et le recrutement du club.
Pourtant, le CV de Sredojevic plaidait en sa faveur. Fort de ses expériences réussies avec Orlando Pirates en Afrique du Sud, ou encore à la tête des sélections de l'Ouganda, de la Zambie et de la Libye, le Serbe était censé redonner de l'éclat au "Double Champion d'Afrique". Malheureusement, la série de résultats négatifs en Ligue 1 Mobilis a fini par user la patience de l'administration, qui a décidé de mettre fin à ses fonctions ainsi qu'à celles de tout son staff technique.

Pour acter cette séparation à l'amiable, la direction de l'ESS a dû se plier aux clauses contractuelles. Selon nos informations, l'entraîneur serbe percevra une indemnité équivalente à deux mois de salaire. Un compromis financier nécessaire pour permettre au club de passer rapidement à autre chose et d'entamer la quête d'un successeur capable d'insuffler un nouveau souffle à un groupe en plein doute. L'administration du club ne perd pas de temps.

Des  négociations seraient déjà à un stade avancé avec plusieurs techniciens étrangers. L'objectif est clair : trouver l'homme de la situation capable de restaurer l'ADN de gagneur de l'Entente et de replacer l'équipe sur l'échiquier national et continental. Dans la cité de "Ain El Fouara", les supporters attendent avec impatience l'identité du futur coach, espérant que ce changement marquera le début d'un véritable renouveau pour le club le plus titré du pays.
Fares. B