Le Real Madrid de Xabi Alonso s’enfonce dans une crise inquiétante

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Soirée noire, atmosphère irrespirable et fin de match chaotique : le Real Madrid a vécu une véritable descente aux enfers face au Celta de Vigo (0-2). Entre expulsions en cascade et nervosité généralisée, cette défaite des hommes de Xabi Alonso risque de laisser des traces. Le Real Madrid est peut-être tombé face au Celta de Vigo (0-  2) au terme de cette 15e journée de Liga, mais c’est surtout une soirée de tension extrême que le Bernabéu a vécue.
Quatre jours après sa démonstration à Bilbao (0-3), les joueurs de Xabi Alonso ont sombré à domicile dans un scénario de chaos total, marqué par trois expulsions, des sifflets de ses propres supporters et un sentiment de perte de contrôle généralisé. Plus qu’une simple défaite, ce revers
sonne comme une immense alerte pour une équipe déjà fragile.Bousculé par un Celta sans complexe, qui avait déjà tenu tête au Barça, le Real a très vite laissé transparaître une nervosité anormale.

Les transitions galiciennes menées par Zaragoza et Durán ont mis au supplice une défense madrilène totalement bricolée en raison d’une infirmerie importante (Huijsen, Carvajal, Alaba, Mendy et Alexander-Arnold). Et comme si la situation n’était pas déjà instable, Éder Militão a été contraint de quitter la pelouse dès la 24e minute, blessé à l’ischio-jambier et possiblement absent trois mois.

Le Bernabéu, d’abord impatient, est rapidement devenu hostile, à mesure que les minutes défilaient et que la Casa Blanca  peinait à trouver la solution.

García et Carreras, symboles d’une nervosité inquiétante
Le tournant émotionnel du match est intervenu au cours de la seconde période. Trouvé par Zaragoza, Williot Swedberg battait Courtois d’un geste magnifique pour l’ouverture du score (53e). Une réalisation qui n’a fait qu’accentuer la nervosité déjà palpable à Madrid. Quelques minutes plus
tard, Fran García était averti à deux reprises (63e, 64e), d’abord pour une intervention jugée trop engagée, puis pour une contestation véhémente qui a fait basculer la rencontre.
Deux cartons jaunes coup sur coup qui ont plongé le stade dans la stupeur et la colère. Les joueurs madrilènes ont alors totalement perdu leur sang-froid, multipliant les protestations et les gestes d’agacement, pendant que le Celta jouait avec intelligence.
Réduit à dix, le Real n’a jamais su retrouver la sérénité. Pire, la tension collective n’a cessé de s’amplifier jusqu’à l’explosion finale. Dans le temps additionnel, Carreras a aussi vu rouge (90e+1, 90e+2), pour une contestation jugée excessive, laissant le Real à neuf dans une fin de match
devenue incontrôlable. Resté sur le banc, Endrick s’est également vu accorder un rouge pour protestation.

Dans la foulée, Iago Aspas délivrait une passe lumineuse dans le dos de la défense. Swedberg a ensuite effacé Thibaut Courtois, avant de rentrer littéralement dans la cage avec le ballon pour inscrire son doublé (90e+3). Une action sublime qui a scellé une soirée cauchemardesque.

Mbappé et Vinicius aux abonnés absents, un banc inutilisé
Dans ce climat électrique, le Real a aussi payé son incapacité à rester lucide dans les moments clés. Devant, le quatuor Mbappé-Vinicius-Bellingham-Valverde s’est peu à peu disloqué. Au milieu, Tchouaméni n’a pas su calmer le jeu ni faire redescendre la pression, tandis que Güler était encore
une fois inexistant. Et sur le banc, les choix de Xabi Alonso ont encore été douteux : l’absence persistante de Rodrygo, la non-utilisation de Camavinga, autant de décisions qui interrogent dans un contexte tendu.
Au-delà du contenu, cette défaite laisse surtout des traces  profondes. Elle permet au FC Barcelone de prendre quatre points d’avance en tête de la Liga et a offert à Vigo, un premier succès à Bernabeu depuis novembre 2006. Mais c’est surtout l’image d’un Real sous pression permanente et
incapable de maîtriser ses émotions, qui inquiète.

Entre une défense décimée, un groupe sous tension et une relation de plus en plus électrique avec l’arbitrage, les temps sont durs à Madrid. Et pour ne rien arranger, les coéquipiers de Mbappé vont accueillir Manchester City, en Ligue des Champions, mercredi, où le moindre faux-pas risque d’attiser davantage la colère des supporters…