La RD Congo défie le Nigeria à la veille de la CAN 2025
après la plainte déposée auprès de la fifa
La Fédération congolaise de football (FECOFA) a rejeté, jeudi, les accusations formulées par son homologue nigériane dans une plainte adressée à la Fédération internationale de football (FIFA), concernant la participation présumée de joueurs non éligibles lors des barrages africains qualificatifs à la Coupe du monde.
Les sélections de la République démocratique du Congo et du Nigeria s’apprêtent à prendre part à la Coupe d’Afrique des nations 2025, dont le coup d’envoi sera donné ce dimanche 21 décembre au Maroc.
Dans un communiqué publié sur ses comptes officiels sur les réseaux sociaux, la FECOFA a vivement réagi : « Si vous ne pouvez pas gagner sur le terrain, n’essayez pas d’obtenir la victoire par la porte dérobée. Les qualifications à la Coupe du monde doivent se décider avec dignité et confiance, et non à travers les stratagèmes d’avocats… Amenez vos arguments ».
Un précédent récent entre les deux sélections
Pour rappel, la RD Congo s’était imposée face au Nigeria aux tirs au but le mois dernier, préservant ainsi ses chances de qualification pour la Coupe du monde qui se déroulera en Amérique du Nord. Les Léopards sont attendus au barrage intercontinental, prévu en mars prochain, auquel participeront six sélections en lice pour deux billets qualificatifs pour la phase finale, élargie à 48 équipes.
Les griefs de la Fédération nigériane
De son côté, la Fédération nigériane de football (NFF) estime que la sélection congolaise a enfreint les règlements, en alignant des joueurs binationaux sans satisfaire aux conditions légales requises.
Le secrétaire général de la NFF, Mohammed Sanusi, a déclaré à la presse : « La législation en vigueur en République démocratique du Congo n’autorise pas la double nationalité.
» Il a ajouté : « Plusieurs joueurs disposent de passeports européens, certains français et d’autres néerlandais. Selon les règlements de la FIFA, un joueur devient éligible dès lors qu’il obtient le passeport du pays qu’il représente. Sur cette base, la FIFA les a considérés comme qualifiés et a autorisé leur participation. »
Une accusation grave
Sanusi a conclu en affirmant :« Notre position est que la FIFA a été induite en erreur au moment d’autoriser ces joueurs à participer. L’instance internationale se base sur les documents qui lui sont soumis, et nous estimons que les informations fournies étaient trompeuses. À nos yeux, il s’agit d’un acte de fraude ». Cette affaire vient ajouter une dimension juridique et polémique à la rivalité sportive entre les deux sélections, à la veille d’une CAN 2025 qui s’annonce déjà sous haute tension.
Fares. B
