Voici le onze probable des fennecs à la CAN 2025
après plusieurs essais tactiques, petković fixe ses choix
L’équipe nationale algérienne bouclera demain en fin d’après-midi sa préparation en vue de son premier match de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations, face au Soudan, une rencontre programmée à 16h00 et qui revêt une importance capitale à plus d’un titre.
Par : Akram. K
Au-delà de l’enjeu comptable, ce match doit surtout permettre aux Verts de mettre un terme à une série négative en Coupe d’Afrique, marquée par six rencontres consécutives sans victoire et deux éliminations successives dès le premier tour. Un succès inaugural ferait office de réhabilitation sportive et confirmerait la volonté de l’équipe nationale de réaliser un tournoi à la hauteur des attentes.
Le premier grand test de Petković en tournoi fermé
Après plus d’un an et demi à la tête de la sélection nationale, le sélectionneur suisse Vladimir Petković s’apprête à relever son premier véritable défi dans une compétition en format fermé. Jusqu’à présent, il a surtout dirigé l’Algérie lors des phases qualificatives, avec un rendement jugé mitigé par moments.
La CAN constitue ainsi le véritable baromètre de son travail, notamment dans sa capacité à gérer les rencontres, à bien les lire et à intervenir efficacement en cours de jeu, comme il l’avait souvent démontré lors des matchs de qualification, où ses ajustements en seconde période avaient fréquemment fait la différence.
Entre instabilité et richesse tactique
L’envie des supporters de voir les Verts briller lors de cette CAN s’accompagne toutefois de nombreuses interrogations chez les spécialistes. La principale concerne l’identité de jeu que présentera l’équipe nationale, au regard des précédentes rencontres où Petković a multiplié les changements tactiques. Entre défense à trois ou à quatre, duo ou trio offensif — comme lors du match face à l’Arabie saoudite il y a un mois — cette flexibilité peut être perçue comme une arme à double tranchant : négative en cas de manque de stabilité, mais aussi positive grâce à la diversité des options, un atout
souvent décisif dans les tournois fermés, qui sourient généralement aux équipes tactiquement adaptables.
Un effectif riche, mais des absences qui pèsent
À la lumière de la liste des joueurs convoqués, les options restent nombreuses pour le sélectionneur national. Toutefois, l’absence de certains éléments qui s’étaient imposés auparavant, à l’image d’Amine Gouiri, pourrait contraindre le staff technique à adapter sa philosophie de jeu selon les profils disponibles et la nature de l’adversaire.
Car affronter le Soudan n’a rien de comparable avec des confrontations face au Burkina Faso ou à la Guinée équatoriale, deux adversaires aux caractéristiques bien différentes.
Le casse-tête du poste de gardien
Si certains postes semblent déjà tranchés, d’autres demeurent en suspens. Le poste de gardien de but constitue l’une des principales préoccupations de Petković, surtout après la blessure d’Alexis Guendouz, remplacé par Mandrea. Une partie des observateurs estime que Luca Zidane est le mieux placé pour endosser le rôle de titulaire, malgré son unique apparition avec la sélection et son manque d’expérience africaine. D’autres plaident en faveur d’Oussama Benbot, fort de son vécu continental avec l’USM Alger.
À ce stade, aucun choix définitif n’a encore été annoncé pour diriger l’arrière-garde des Verts.
Une défense modulable selon le schéma choisi
La ligne défensive s’annonce comme un véritable chantier pour Petković. Le choix du latéral gauche pourrait conditionner tout le système défensif, avec la présence de Jaouen Hadjam et d’Aït-Nouri. Les performances convaincantes de Hadjam ces dernières semaines pourraient le propulser dans le onze de départ, favorisant une défense à quatre avec la paire centrale Mandi – Bensebaïni, tandis que le couloir droit resterait disputé entre Samir Chergui et Belghali. À l’inverse, l’option d’une défense à trois entraînerait une refonte complète, avec Aït-Nouri et Balghali sur les côtés, et une charnière composée de Belaïd, Mandi et Bensebaïni.
Un milieu sous pression, mais des certitudes émergent
Souvent critiqué ces derniers mois, notamment après l’écartement de Nabil Bentaleb, le milieu de terrain devrait s’articuler autour d’un trio dominé par Ismaël Bennacer. Le sélectionneur compte beaucoup sur l’ancien joueur de l’AC Milan pour apporter équilibre et sérénité, en l’absence d’un véritable concurrent au poste de récupérateur.
À ses côtés, Petković hésite entre Ramiz Zerrouki, considéré comme une pièce maîtresse de son projet, et Hicham Boudaoui, actuellement en difficulté avec l’OGC Nice après le refus de son transfert vers la Premier League. Une autre option consisterait à associer Bennacer à Fares Chaïbi, auteur de prestations solides avec l’Eintracht Francfort, tout en confiant le rôle de meneur de jeu au très en vue Ibrahim Maza, désormais l’un des meilleurs professionnels algériens en Europe.
Des indicateurs encourageants avant l’entrée en lice
Les choix sont multiples et les indicateurs laissent penser que l’équipe nationale est capable d’afficher un visage plus convaincant que lors des éditions précédentes. Le potentiel offensif des Verts, combiné à la flexibilité tactique de Petković, peut déstabiliser n’importe quelle défense.
Le premier verdict tombera mercredi face au Soudan, un match inaugural qui livrera une image plus claire des ambitions et de l’orientation que souhaite donner l’Algérie à cette nouvelle édition de la Coupe d’Afrique des nations.
