Battre le Soudan avec la manière et le résultat : un message à toutes les sélections
le premier match, clé de la réussite algérienne à la can
L’heure de vérité a sonné pour la sélection nationale dirigée par Vladimir Petković. Si la barrière linguistique entre le sélectionneur et certains joueurs peut encore exister, le rôle des cadres sera déterminant pour insuffler l’esprit de combativité et la volonté nécessaires au groupe.
Par : FARES. B
À leur tête, un quintet expérimenté composé de Aïssa Mandi, Ismaël Bennacer, Riyad Mahrez, Ramy Bensebaïni et Baghdad Bounedjah, tous passés par l’épopée victorieuse de 2019 et ayant goûté à la ferveur populaire lors de l’un des plus grands moments de leur carrière.
Sur le papier, les Verts affrontent une sélection soudanaise dépourvue de joueurs évoluant en Europe, et dont les éléments ne disputent aucune compétition nationale en raison de l’arrêt du championnat au Soudan, conséquence directe de la situation sécuritaire préoccupante dans le pays.
Toutefois, le Soudan reste une équipe réputée pour sa vitesse d’exécution et sa combativité sur chaque duel. Le joueur soudanais n’a rien à perdre : pas de championnat pour l’accueillir au retour de la CAN, pas de qualification au Mondial en vue, et aucune crainte, ni des blessures ni des sanctions disciplinaires.
Un scénario idéal pour lancer la compétition
Le scénario rêvé pour les supporters algériens serait de plier le match dès la première mi-temps, en prenant une avance confortable de deux ou trois buts, afin de pouvoir se projeter sereinement vers la deuxième rencontre face au Burkina Faso. Une victoire lors de ce duel permettrait d’assurer la première place du groupe, à l’image de ce qui s’était produit lors de la CAN 2019 au Caire. L’atmosphère sereine et conviviale ayant marqué la préparation, marquée par une discrétion médiatique et l’absence de polémiques, laisse présager une agréable surprise pour les supporters algériens. Dès ce mercredi, face à un adversaire soudanais capable aussi bien de gêner les Verts que de céder rapidement face à la maîtrise technique
d’Amoura et de ses coéquipiers, peut-être même dès la première moitié de la première période.
Une victoire comme message fort
Un succès algérien face au Soudan, acquis avec autorité et élégance, constituerait un message clair à destination de toutes les sélections qui affichent ouvertement leurs ambitions pour le titre. Certaines ont déjà montré leurs limites lors de leurs premières sorties, tandis que d’autres n’ont pas encore révélé leur véritable visage.
La volonté et l’envie affichées par des joueurs comme Abdelli et Kebbal, désireux de s’imposer dès maintenant et de réserver leur place dans l’avion à destination de l’Amérique du Nord l’été prochain, sont à même d’apporter une réelle plus-value technique et de multiples solutions offensives. Des options face auxquelles la défense soudanaise ne pourra probablement résister… que pendant un temps limité. Après avoir observé les performances des grandes sélections nord-africaines, à l’image du pays hôte, de l’Égypte ou encore de la Tunisie, les regards se tourneront naturellement vers les
partenaires de Hadji Moussa. Arrivés à Rabat avec une génération riche en talents désireux de se révéler au grand public — Hadjam, Aït-Nouri, Amoura, Hadj Moussa, Mazza — les Verts n’ont pas l’intention de se contenter d’une phase d’observation.
Petković a minutieusement étudié son adversaire et souhaite le sortir de la course dès l’entame, à travers une victoire nette et rassurante, capable de servir de tremplin pour une CAN ambitieuse, avec en ligne de mire un objectif assumé : ramener le trophée en Algérie.
