Une victoire face au Burkina Faso offrirait aux Verts la première place du groupe
l’algérie pourrait aligner son équipe bise contre la guinée équatoriale
Le deuxième match des Verts dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations se jouera ce dimanche à 18h30. À ce moment-là, la rencontre entre le Soudan et la Guinée équatoriale sera déjà terminée. En cas de victoire ou de match nul du Soudan face à la Guinée équatoriale, un succès des partenaires de Rayan Aït-Nouri contre le Burkina Faso garantirait mathématiquement à l’Algérie la première place du groupe E, quelle que soit l’issue de la troisième rencontre face à la Guinée équatoriale.
Un scénario qui rappellerait celui de la CAN 2019, lorsque les Verts avaient remporté leurs deux premiers matchs, assurant une qualification précoce. Le sélectionneur avait alors libéré son équipe-type, accordé du repos aux cadres et offert aux remplaçants l’opportunité de disputer la troisième rencontre
avec ambition et intensité.
Les choix de Petković sous le feu des critiques
Malgré la victoire acquise face au Soudan, de nombreux supporters ont exprimé leurs réserves quant aux choix opérés par le sélectionneur Vladimir Petković. Certains n’ont pas compris la titularisation de Farès Chaïbi au détriment du jeune talent Ibrahim Maza, d’autres ont critiqué Belghali, tandis qu’une partie du public s’est interrogée sur la titularisation de Hadj Moussa alors que le capitaine Riyad Mahrez brillait, sans oublier l’absence d’Abdelli de la feuille de match.
Une victoire aux multiples bénéfices
Un succès contre le Burkina Faso offrirait aux Verts plusieurs avantages majeurs, à commencer par la possibilité de ménager certains cadres, notamment les joueurs les plus expérimentés à l’image d’Issa Mandi et Riyad Mahrez. Ce serait également une opportunité en or pour permettre à Maza, Hadj Moussa, Hadjam, Bekkrar et Boulbina de débuter la troisième rencontre comme titulaires.
Un scénario similaire à celui vécu en Égypte en 2019, lorsque l’équipe bis avait marqué les esprits en infligeant une large victoire (3-0) à la Tanzanie, avec uniquement des joueurs remplaçants.
Un banc de touche riche en talents
Le banc de l’équipe nationale regorge aujourd’hui de joueurs considérés comme de véritables révélations, à l’image de Kévin Guitoun (Qibāl) et Abdelli en France, Hadjam en Suisse ou encore Bekkrar en Croatie. Ce serait aussi l’occasion idéale pour relancer des joueurs récemment revenus de blessure,
tels que Youcef Atal et Amine Tougaï, sans oublier de donner du temps de jeu aux deux gardiens.
Prudence dans l’analyse du premier succès
Affirmer que la sélection nationale aurait totalement rassuré sur les plans technique, physique, tactique et mental face à un Soudan composé essentiellement de joueurs locaux, sans véritable compétition ni championnat structuré, relève de l’exagération. Les tournois fermés réservent souvent des surprises et peuvent révéler des talents capables d’influencer le parcours de leurs sélections.
À ce titre, Farès Chaïbi, aligné face au Soudan, a évolué sans réelle pression mais n’a pas totalement répondu aux attentes, se contentant d’initiatives individuelles sans véritable impact collectif. Son éventuelle mise à l’écart contre le Burkina Faso pourrait constituer un choix judicieux de la part de Petković.
Le Burkina Faso, un vrai test
Le Burkina Faso figure parmi les six meilleures sélections africaines en termes de valeur marchande et de qualité individuelle. Le battre avec la manière et au score constituerait une véritable déclaration d’intentions de la part des Verts, qui se positionneraient alors comme de sérieux prétendants au sacre continental.
Le scénario idéal
Le scénario rêvé serait un match nul entre le Soudan et la Guinée équatoriale, combiné à une victoire algérienne, même sur la plus petite des marges, face au Burkina Faso. Petković pourrait alors profiter du dernier match de poule pour accorder du repos à Mahrez, Mandi et Bounedjah, tout en injectant du sang neuf avec des joueurs comme Abdelli, kebbal, Chergui et Hadj Moussa.
L’Algérie aborderait ainsi les huitièmes de finale comme si la CAN débutait réellement à partir de ce tour, avec une dynamique positive et des ambitions clairement affichées, le débat autour du titre pouvant véritablement s’ouvrir après l’épreuve du Burkina Faso.
Karim. H
