Le Cameroun enragé contre l’arbitrage

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Battu par le Maroc en quart de finale de la CAN 2025, le Cameroun estime qu’il aurait du bénéficier d’un penalty après un contact sur Bryan Mbeumo.
Auteur d’un match plein face au Cameroun, le Maroc s’est logiquement imposé et a validé sa place en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (2-0), disputée sur son sol. Grâce à des buts de l’inévitable Brahim Diaz et de Saibari, les Lions de l’Atlas ont fait sensation à Rabat, mais une situation a particulièrement déplu aux Camerounais. À la 70e minute et peu avant le deuxième but marocain, l’attaquant de Manchester United, Bryan Mbeumo, était touché dans un duel avec Adam Masina.

Mais l’arbitre de la rencontre a laissé le jeu se poursuivre et n’a donc rien sifflé. Une situation beaucoup commentée et qui a particulièrement agacé les Camerounais à l’issue de la partie. À l’image du principal intéressé : « pendant le match, j’ai senti le contact. J’ai revu les images, le penalty est très, très flagrant pour moi… je ne sais pas quoi dire de plus, je ne sais pas si le match se joue uniquement sur cette situation (…) mais on peut avoir des regrets au-delà de ça ! La deuxième période était maitrisée. C’est un fait de jeu et on savait aussi à quoi s’attendre », a assuré le buteur des Red Devils.

Le Cameroun est très déçu
Rejoint par ses coéquipiers, à l’instar de Carlos Baleba, qui estime qu’il y avait aussi penalty. «Si l’arbitre avait sifflé ce penalty, je pense que la rencontre aurait pris une autre tournure. Mais il n’a pas sifflé, si la VAR n’a pas pu voir, on va passer à autre chose. Ils ont gagné 2-0, on est éliminés. Le groupe est déçu, malgré le positif », a lancé le milieu de Brighton. « Cela aurait pu changer le match, on va rester professionnels, les arbitres sont humains. On ne va pas parler de cela, on va préparer l’avenir », a également ajouté le capitaine Nouhou Tolo.
En revanche, le sélectionneur David Pagou a préféré se concentrer sur le positif, en saluant le parcours réalisé et en ne prenant pas en compte cette situation. «Il y a des faits de jeu, on peut se plaindre, l’arbitre est le maitre du jeu, dirige, et on se plie aux lois du jeu. Cela peut arriver qu’on crie après
les arbitres, mais ils peuvent se tromper. Je n’ai pas regardé les images, mais le match est fini. C’est un fait de jeu, ça n’engage que lui et sa conscience. On regardera ça», a-t-il assuré, en conférence de presse. Non-qualifié pour le Mondial 2026, le Cameroun devra préparer l’avenir, dans son but de redevenir une des meilleures nations africaines.

Halim. B