L’étrange saison de Jobe Bellingham

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Arrivé de Sunderland cet été, Jobe Bellingham devait se mettre en évidence au Borussia Dortmund. Souvent dans l’ombre de son grand frère Jude, le milieu anglais de 20 ans a connu des premiers mois animés du côté de la Ruhr.

Un héritage dur à assumer. Arrivé en juin 2025 au Borussia Dortmund en provenance de Sunderland contre un chèque de 30,5 millions d’euros, Jobe Bellingham (20 ans) devait se détacher de l’ombre de son grand frère Jude Bellingham (22 ans). Resté 3 ans à Dortmund où il a notamment remporté la Coupe d’Allemagne 2021 tout en disputant 132 rencontres pour 24 buts et 25 passes décisives. Le natif de Stourbridge s’était affirmé comme l’un des plus gros espoirs du football mondial et a rejoint le Real Madrid contre 127 millions d’euros. Son petit frère voulait ainsi marcher dans ses pas. «Jobe est un joueur exceptionnellement talentueux qui, malgré son jeune âge, possède déjà une maturité et une intelligence de jeu remarquables. Nous sommes convaincus qu’il correspond parfaitement à notre philosophie de promotion des jeunes talents et de leur donner l’opportunité de se développer au plus haut niveau. Son professionnalisme, son dynamisme et son ambition enrichiront notre équipe. Nous sommes impatients de l’accompagner dans sa future aventure et sommes certains qu’il jouera un rôle important dans l’avenir du Borussia Dortmund», confié ainsi le directeur sportif du club allemand Lars Ricken.

Arrivé pour la Coupe du monde des Clubs où il a atteint les quarts de finale avec le club allemand, Jobe Bellingham faisait des premiers pas intéressants (1 but et 1 passe décisive en 4 matches) dans un rôle de milieu offensif où il s’installait comme titulaire au fil de la compétition. L’ancien de Birmingham se confiait sur sa bonne intégration : «c’est vraiment bien en fait. J’ai rencontré les garçons et j’ai signé avant de prendre l’avion. J’ai donc l’impression de commencer à vraiment m’intégrer à l’équipe. Évidemment, c’est difficile de signer pour un nouveau club et de s’envoler tout de suite, mais beaucoup de gens m’ont rendu la tâche facile donc, pour être honnête, c’est vraiment agréable.» Une compétition réussie et une bonne première impression qui promettait en vue de la saison 2025/2026. Toutefois la découverte de la Bundesliga n’a pas été idéale pour Jobe Bellingham. Dés le premier match contre St. Pauli où son équipe a concédé un match nul 3-3, Jobe Bellingham a été victime à la pause d’une réorganisation tactique, de quoi faire dégoupiller son père qui a invectivé le directeur sportif Sebastian Kehl.

Jobe va mieux, mais doit faire encore plus

Un incident qui a parasité le début de saison, mais qui a été bien géré par le club. Cependant, l’omniprésence de Denise et Mark, les parents du joueur autour du club allemand reste d’actualité. Perdant sa place de titulaire face à Florian Nmecha et Marcel Sabitzer, Jobe Bellingham devait trouver ses marques dans un nouveau championnat, mais avec seulement deux titularisations sur les neuf premières journées, le doute montait. Pointé du doigt après une défaite contre le Bayern Munich puisqu’il avait été coupable sur le deuxième but signé Michael Olise (2-1), le 18 octobre, il pouvait néanmoins compter sur le soutien de son coach Niko Kovac : «j’ai déjà dit après le Bayern qu’il n’y avait pas grand-chose à dire. C’était malheureux. C’est un grand garçon, et une fois lancé, ce n’est pas facile de s’arrêter. Honnêtement, il a quand même assez bien arrêté le ballon à la base, sinon ça allait directement dans le but. Je ne comprends pas du tout les critiques. Je trouve qu’il fait très bonne impression. Bien sûr, il espère jouer plus souvent, c’est évident, comme tout le monde. Mais je n’ai aucun problème à le faire jouer. Il a commencé contre Bilbao. Je sais de quoi il est capable. Je sais de quoi les autres sont capables et nous avons un bon effectif. Peu importe qui jouera, j’ai pleinement confiance en chacun d’entre eux ».

Notre confrère de Fussball Transfer Luca Hansen nous avait confié qu’il n’était également pas inquiet : «pour l’instant, Kovac semble préférer Sabitzer et Nmecha en duo. Bellingham est correct pour l’instant, mais rien d’exceptionnel. C’est un bon transfert, mais il faut du temps. Bien sûr, les deux parties devraient avoir de plus grands espoirs compte tenu du montant. Mais il n’a joué qu’en deuxième division auparavant, il a donc besoin de temps.» Pointé du doigt pour un manque d’agilité et une trop grosse masse musculaire, Jobe Bellingham a travaillé dans l’ombre avant de reprendre progressivement place dans l’équipe. Malgré des rumeurs d’un retour en Angleterre le liant à Manchester United, Jobe Bellingham tirait son épingle du jeu à partir de début 2026 en prenant la place de Marcel Sabitzer dans le 3-4-3 de Niko Kovac. Enchaînant 7 titularisations de rang, Jobe Bellingham a montré un léger progrès, mais cela reste encore à perfectionner.

Consultant très acerbe de Sky Germany, Dietmar Hamann l’a qualifié "d’enfant terrible qui n’arrivait même pas à la cheville de Jude". Des mots durs pour le joueur anglais qui reste néanmoins dans les bonnes grâces de son coach Niko Kovac : «il progresse constamment et aura certainement une belle carrière. Je suis très content de lui. C’est un super gars et un très bon joueur. Il est bien éduqué et humble, il travaille dur et veut progresser chaque jour, que ce soit en regardant des vidéos ou sur le terrain d’entraînement. C’est exactement ce qu’on attend en tant qu’entraîneur». Devant encore se faire un prénom à Dortmund, Jobe Bellingham n’est pas au niveau de son grand frère Jude, mais il s’améliore et commence à jouer un rôle de plus en plus important. Le test contre l’Atalanta ce mardi en Ligue des Champions pour les barrages sera l’occasion pour lui de montrer s’il peut porter les Marsupiaux et ne pas être juste une simple composante de son équipe.