La première catastrophique d’Habib Beye
l’olympique de marseille
Pour sa première sur le banc de l’OM, Habib Beye a vécu un cauchemar face à Brest (2-0). Son équipe n’a rien montré, et ses choix sont restés sans effet.
L’électrochoc attendu n’a pas eu lieu. Intronisé en début de semaine sur le banc de l’OM pour succéder à Roberto De Zerbi, Habib Beye a vu sa première virer au naufrage en Bretagne (2-0). Les Pirates brestois n’ont eu qu’à récupérer l’épave d’un bateau déjà à la dérive depuis des semaines. Privé de ses adjoints Sébastien Bichard, Olivier Saragaglia et Yann Cavezza, bloqués par Rennes, le technicien de 48 ans a fait face à un problème insoluble.
Il avait pris le pari de relancer Arthur Vermeeren, plus titulaire depuis son expulsion face à Nantes début janvier, mais son choix de le positionner plus haut qu’à l’accoutumée est resté sans effet. Au regard de l’état de forme de certains joueurs, à commencer par les tauliers Benjamin Pavard, Nayef Aguerd, Geronimo Rulli ou même Pierre-Emile Højbjerg, nommé capitaine en l’absence de Balerdi, Beye va vite devoir arbitrer, quitte à froisser certains egos.
Des choix forts s’imposent déjà
Ce soir, ils sont peu à avoir été à la hauteur du rendez-vous. Hormis Quinten Timber, au-dessus de la mêlée, et parfois Mason Greenwood ou Igor Paixao, intéressants sur quelques séquences, le reste du collectif a failli dans sa globalité. La sortie du Néerlandais n’avait pas d’autre explication valable que son carton jaune, sinon, la réflexion d’Habib Beye a de quoi laisser perplexe. Le coach de 48 ans vient de perdre ses 5 derniers matchs, pour un total d’un but marqué, et de 14 encaissés.
«Même si on n’a eu que 24 heures, on peut tout à fait juger cette première. On a été pris par leur intensité sur deux renvois en 30 minutes où on perd les seconds ballons (…) On a dix minutes difficiles après le 2e but, où ils ont plusieurs situations, et après la 2e mi-temps était plutôt à sens unique. Il nous a peut-être manqué de la réussite, on a ce penalty (manqué par Greenwood) qui peut aussi un peu changer les choses. Il y a un petit manque de confiance qu’il va falloir soigner pendant cette petite semaine de stage (à Marbella) qui va nous permettre de nous retrouver ensemble et de regagner cette confiance. Il y a beaucoup de qualité dans cet effectif, c’est un club qui doit revenir dans une dynamique positive, on va s’attacher à le faire jour après jour.» Le programme s’annonce chargé.
