Gianluca Prestianni en remet une couche dans l’affaire Vinicius Júnior
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Accusé par Vinícius Júnior de propos racistes lors du match aller face au Real Madrid, Gianluca Prestianni a de nouveau clamé son innocence devant ses coéquipiers. À deux jours du retour à Bernabéu, le jeune Argentin remet une couche dans une affaire toujours sous enquête de l’UEFA.
Une semaine après l’incident qui a embrasé l’affiche européenne entre Benfica et le Real Madrid, l’affaire continue de prendre de l’ampleur et Gianluca Prestianni refuse de laisser planer le doute. Dimanche matin, lors d’une séance de récupération, l’attaquant argentin de 20 ans a pris la parole devant ses coéquipiers pour réaffirmer sa version des faits. Selon les révélations du quotidien portugais O JOGO, le joueur a présenté ses excuses pour le tumulte médiatique provoqué, tout en martelant qu’il n’avait jamais prononcé d’insulte raciste envers Vinícius Júnior. Une prise de parole rare dans un vestiaire, qui témoigne de la pression ressentie en interne, alors que l’enquête disciplinaire de l’UEFA suit son cours et que la menace d’une lourde suspension, possiblement supérieure à dix matches, plane toujours.
Pour comprendre l’ampleur de la polémique, il faut remonter au match aller disputé la semaine dernière à Lisbonne. Ce soir-là, le Real Madrid s’était imposé (1-0) grâce à un but de Vinícius Júnior, unique réalisation d’une rencontre tendue et hachée. Après son but, l’international brésilien avait vivement réagi en accusant Prestianni de l’avoir traité de « singe », déclenchant l’application du protocole anti-racisme par l’arbitre François Letexier et une interruption d’environ dix minutes. L’épisode avait immédiatement fait basculer le duel sportif dans une dimension extra-sportive, avec rapports d’arbitres, témoignages et analyses vidéo transmis à l’instance européenne. Depuis, la version du joueur madrilène s’oppose frontalement à celle de l’Argentin, qui nie catégoriquement toute insulte discriminatoire et affirme vivre « l’une des semaines les plus difficiles » de sa jeune carrière.
En attendant l’UEFA, Prestianni est motivé
En coulisses, l’entraîneur lisboète José Mourinho a choisi de soutenir publiquement son numéro 25. Selon plusieurs médias, dont Record et AS, le technicien estime qu’écarter le joueur avant même le verdict reviendrait à reconnaître implicitement une faute. Ainsi Gianluca Prestianni reste dans les plans pour le déplacement de mercredi au Santiago Bernabéu, même si son rôle, titulaire ou joker, n’est pas encore tranché. Cette position forte traduit aussi une stratégie managériale de préserver la cohésion d’un groupe secoué par la polémique, tout en protégeant mentalement un jeune élément dont l’équilibre émotionnel pourrait peser sur la performance collective. De plus, dans un long article publié par Record, il est expliqué que le jeune joueur argentin de 20 ans est très motivé à l’idée de croiser le fer avec les Merengues et est prêt à envoyer un message cinglant sur le terrain s’il venait à être aligné par le Special One.
Le contexte sportif ajoute encore à la tension entourant ce retour tant attendu à Madrid. Côté espagnol, les incertitudes physiques s’accumulent avec les doutes autour de Dean Huijsen et le forfait confirmé de Dani Ceballos, blessé musculairement contre Osasuna et indisponible plusieurs semaines. Dans ce climat chargé, le match retour du barrage de Ligue des Champions s’annonce électrique, entre un Real déterminé à défendre son avantage et un Benfica contraint de renverser la situation dans un stade bouillant. Au-delà de l’enjeu sportif, tous les regards seront braqués sur Prestianni, dont chaque geste, chaque regard et peut-être même chaque mot seront scrutés, alors que la décision finale de l’UEFA pourrait tomber à tout moment et sceller l’issue d’une affaire qui dépasse désormais largement le rectangle vert.
